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Désherbant gazon Bayer : mode d'emploi complet et sûr en France

Personne équipée appliquant un désherbant sélectif sur une pelouse, avec EPI et fiche E-Phy visibles sur un clipboard.

Pour utiliser un désherbant sélectif pour gazon de la gamme Bayer (aujourd'hui commercialisée sous Protect Garden dans la grande distribution), il faut d'abord vérifier le numéro AMM du produit sur le site E-Phy de l'ANSES, lire l'étiquette officielle pour connaître la dose exacte en L/ha, calculer la dilution pour votre surface, appliquer par temps calme entre 10 °C et 25 °C sans pluie prévue dans les 6 heures, et respecter scrupuleusement les équipements de protection (gants nitrile, lunettes) ainsi que les zones de non-traitement obligatoires. Ce guide vous accompagne étape par étape, du choix du produit jusqu'au suivi après traitement. Pour un mode d'emploi complet sur l'utilisation d'un désherbant sélectif pour gazon (dosages, calendrier et précautions), consultez la fiche dédiée « désherbant sélectif pour gazon, mode d'emploi » désherbant sélectif pour gazon — mode d'emploi.

Quel désherbant Bayer choisir pour votre gazon ?

La gamme grand public autrefois vendue sous la marque Bayer Garden en France a progressivement migré vers l'enseigne Protect Garden, mais vous trouverez encore des références Bayer en jardinerie ou en ligne. Pour un guide détaillé et un mode d'emploi complet, consultez notre page interne 'bayer gazon net mode d'emploi' qui explique pas à pas le choix du produit, le calcul des doses et les précautions à respecter. Les produits concernent les désherbants sélectifs pour pelouse : ils ciblent les mauvaises herbes à feuilles larges (dicotylédones) comme le trèfle, le plantain, le pissenlit, la renoncule et le mouron, sans détruire les graminées de votre gazon. Les matières actives couramment associées dans ces formulations sont le 2,4-D, le MCPA, le dicamba et le mécoprop-P. Avant tout achat, notez le nom exact du produit figurant sur l'emballage, car c'est ce nom qui correspond à une AMM précise, pas la marque générique.

En pratique, orientez-vous vers un produit dont la fiche E-Phy mentionne explicitement 'pelouse' ou 'gazon' dans les usages autorisés, et dont la mention 'Emploi autorisé dans les jardins' figure sur l'étiquette si vous êtes un particulier. Cette mention conditionne la légalité de l'achat et de l'usage en France depuis 2019. Voir notre fiche dédiée « désherbant trefle gazon 2019 » pour des exemples de produits homologués et leur statut réglementaire. Evitez les produits à usage uniquement professionnel : ils ne peuvent pas être vendus en libre-service aux particuliers depuis l'entrée en vigueur de la loi Labbé.

Lire l'étiquette et l'AMM : ce qu'il faut absolument vérifier

L'étiquette n'est pas un simple emballage publicitaire : c'est un document légalement contraignant. En France, chaque produit phytopharmaceutique possède un numéro AMM délivré par l'ANSES (Autorisation de Mise sur le Marché). Ce numéro, composé de chiffres (exemple : 9700182 pour le produit CLINE de Bayer SAS), vous permet de retrouver sur le site E-Phy la fiche officielle complète avec les conditions d'emploi validées par l'État. Je vous conseille de consulter systématiquement cette fiche avant d'utiliser un produit, même si vous l'avez déjà employé par le passé : les conditions peuvent changer lors du renouvellement d'AMM.

Sur l'étiquette et la fiche E-Phy, voici les informations à relever avant de commencer quoi que ce soit :

  • Le numéro AMM et le titulaire (vérifiable sur e-phy.anses.fr)
  • Les cultures ou usages autorisés (pelouse d'agrément, gazon de sport, etc.)
  • La dose homologuée exprimée en L/ha ou mL/m²
  • Le nombre maximal d'applications par an
  • Les délais avant rentrée sur la zone traitée (souvent 6 heures)
  • Les zones de non-traitement (ZNT): généralement 5 m des cours d'eau, parfois 20 m selon le produit
  • Les équipements de protection individuelle (EPI) obligatoires
  • Les mentions de danger (phrases H) et de précaution (phrases P)
  • Le délai avant tonte et avant réensemencement
  • Les conditions de stockage et d'élimination des emballages

Si l'une de ces informations est illisible ou absente sur l'emballage, ne passez pas à l'étape suivante. Téléchargez directement la fiche officielle sur E-Phy ou demandez la fiche de données de sécurité (FDS) au point de vente.

Ce que la réglementation française impose concrètement

Depuis le 1er janvier 2019, la loi Labbé (loi n°2014-110) interdit la mise en vente en libre-service des produits phytopharmaceutiques aux particuliers en France. Concrètement, vous ne pouvez plus attraper un bidon de désherbant directement sur un rayonnage de grande surface : le vendeur doit intervenir et s'assurer que le produit possède la mention 'Emploi autorisé dans les jardins'. Les conditionnements pour particuliers sont également limités (plafond généralement à 5 L pour les liquides). Des interdictions d'usage ont aussi été progressivement étendues : certains espaces collectifs, établissements scolaires, voiries et propriétés privées à usage résidentiel ont vu l'utilisation de pesticides de synthèse restreinte ou interdite entre 2021 et 2025 selon la catégorie de lieu.

En tant que particulier utilisant un désherbant sélectif sur votre propre gazon résidentiel, vous restez dans un cadre légal autorisé sous réserve de respecter l'AMM, les ZNT et les prescriptions d'étiquette. Mais soyez attentif : si vous habitez en bordure d'un cours d'eau, d'un fossé ou d'une zone humide, la ZNT minimale de 5 m (voire 20 m selon le produit) s'applique strictement. Traiter dans ces zones est une infraction passible de sanctions.

Quand traiter pour un résultat efficace

Le timing est souvent ce qui fait la différence entre un traitement qui fonctionne et un gaspillage de produit. Les désherbants sélectifs de type 2,4-D/MCPA agissent par absorption foliaire et racinaire : les mauvaises herbes doivent être en pleine croissance active pour absorber efficacement la molécule. En France, les deux fenêtres idéales sont le printemps (avril-mai) et le début de l'automne (septembre-octobre). Évitez l'été caniculaire (stress hydrique des plantes qui ralentit l'absorption) et l'hiver (végétation en dormance, inefficacité certaine).

Les conditions météo à réunir le jour du traitement :

  • Température entre 10 °C et 25 °C (idéalement 15-20 °C)
  • Vent faible, inférieur à environ 10 km/h pour limiter la dérive
  • Aucune pluie prévue dans les 4 à 6 heures suivant l'application (vérifier l'étiquette : certains produits imposent 6 heures minimum)
  • Gazon et mauvaises herbes secs au moment de l'application (évitez de traiter tôt le matin avec la rosée)
  • Sol légèrement humide (pas gorgé d'eau, pas desséché): une bonne humidité racinaire favorise l'absorption

J'insiste particulièrement sur le vent : même un vent modéré peut déporter les gouttelettes de pulvérisation sur des plates-bandes, un potager voisin ou les végétaux de votre voisin. Une dérive de quelques mètres avec un herbicide de synthèse peut causer des dégâts considérables sur des plantes non-cibles. Si le vent se lève en cours de traitement, arrêtez-vous.

Calculer la dilution à partir de l'étiquette : méthode pas à pas

C'est l'étape qui intimide le plus, mais le calcul est en réalité assez simple une fois qu'on le décompose. L'étiquette d'un désherbant sélectif indique généralement la dose en litres de produit concentré par hectare (L/ha). Il faut convertir cette dose pour votre surface réelle, puis déterminer le volume de bouillie (eau + produit) à préparer.

  1. Relevez la dose sur l'étiquette: par exemple 5 L/ha (comme indiqué sur la fiche E-Phy TERFRANCE pour illustration).
  2. Convertissez en mL/m²: 5 L/ha = 5 000 mL pour 10 000 m², soit 0,5 mL de produit concentré par m².
  3. Calculez pour votre surface: pour 100 m² de gazon → 0,5 mL x 100 = 50 mL de produit concentré.
  4. Déterminez le volume de bouillie: l'étiquette précise souvent un volume d'eau de bouillie (ex. 300 à 600 L/ha). Utilisez la valeur centrale, soit environ 450 L/ha = 4,5 L de bouillie pour 100 m².
  5. Calculez la dilution finale: ajoutez 50 mL de produit concentré dans environ 4,45 L d'eau pour obtenir 4,5 L de bouillie prête à l'emploi pour traiter 100 m².
  6. Ne préparez jamais plus de bouillie que nécessaire: préparez en fonction de la surface réelle mesurée, pas d'une estimation approximative.

Ces chiffres sont donnés à titre d'exemple pédagogique. La dose réelle à utiliser est impérativement celle figurant sur l'étiquette du produit que vous avez acheté, et elle peut différer selon la formulation. Ne jamais augmenter la dose en pensant que ça sera plus efficace : vous risquez de brûler votre gazon et de violer les conditions de l'AMM.

Le matériel qu'il vous faut vraiment

Le choix du pulvérisateur influence directement la qualité de l'application et la sécurité de l'opérateur. Pour un gazon résidentiel de moins de 200 m², un pulvérisateur à pression préalable de 5 à 10 litres suffit amplement. Pour des surfaces plus grandes (300 à 1000 m²), un pulvérisateur à dos de 12 à 16 litres avec rampe réglable offre un meilleur confort et une régularité de dépôt nettement supérieure. Évitez les arrosoirs ou les vaporisateurs d'intérieur : ils ne permettent pas un dosage précis ni une répartition homogène.

  • Pulvérisateur à pression préalable (5-10 L) pour petites surfaces: vérifiez que la buse est neuve et non encrassée
  • Pulvérisateur à dos avec rampe basse (12-16 L) pour surfaces moyennes à grandes: buse à fente plate pour limiter la dérive
  • Éprouvette graduée (10-100 mL) pour mesurer le produit concentré avec précision
  • Pèse-lettre ou balance de cuisine si le produit est en granulés
  • Marqueur ou craie pour délimiter les zones traitées et non traitées (ZNT, plates-bandes à protéger)
  • Eau claire pour le rinçage du matériel après usage
  • Seau dédié pour la préparation de la bouillie (ne jamais réutiliser ce seau pour un usage alimentaire)

Un point souvent négligé : la buse. Une buse encrassée ou usée fausse la répartition et peut créer des zones sur-dosées (risque de brûlure du gazon) ou sous-dosées (inefficacité). Testez votre pulvérisateur avec de l'eau claire avant de préparer la bouillie.

Se protéger correctement : les EPI qui comptent

Je ne vais pas vous répéter une liste administrative. Je vous dis ce que je mets réellement quand j'utilise ce type de produit. L'INRS recommande pour les produits phytopharmaceutiques des gants résistants aux produits chimiques, et en pratique les gants en nitrile (épaisseur 0,3 mm minimum, manchette longue) sont le bon compromis entre protection et dextérité. Ajoutez des lunettes de protection à branches (pas des lunettes de soleil), un pantalon long et une veste manches longues en tissu lavable, et des bottes ou chaussures fermées. Si vous utilisez un pulvérisateur à dos avec rampe basse, le risque d'inhalation est limité, mais si vous travaillez dans un espace mal ventilé ou par vent arrière, un masque FFP2 ou un demi-masque avec filtre A2P3 est recommandé.

Après le traitement : retirez vos vêtements de travail et lavez-les séparément. Lavez-vous les mains et les avant-bras à l'eau et au savon même si vous avez porté des gants. Rincez abondamment vos gants avant de les retirer.

Traitement localisé ou traitement global : comment choisir

C'est une question que je me pose systématiquement avant de préparer ma bouillie, et la réponse influe sur la quantité de produit utilisée, le temps passé et le risque pour l'environnement. Le traitement localisé (spot treatment) consiste à viser uniquement les touffes de mauvaises herbes identifiées, en pulvérisant directement sur les plantes cibles. Le traitement global consiste à couvrir l'ensemble de la surface enherbée.

CritèreTraitement localisé (spot)Traitement global
Taux d'infestation recommandéMoins de 20-30 % de la surfacePlus de 30 % de la surface
Quantité de produit utiliséeTrès faibleProportionnelle à la surface totale
Risque de dérive sur plantes voisinesFaible si buse bien orientéePlus élevé, à gérer avec buse basse
Temps de traitementCourt mais précisLong mais régulier
Efficacité sur adventices éparsesExcellenteAdaptée mais sur-traitement partiel
Impact environnementalMinimalPlus important, à limiter aux besoins réels

Mon conseil personnel : si moins d'un tiers de votre pelouse est infestée par le trèfle, le plantain ou d'autres dicotylédones, privilégiez toujours le traitement localisé. Vous utilisez dix fois moins de produit pour un résultat identique sur les zones touchées. Réservez le traitement global aux cas où les mauvaises herbes sont réparties de manière homogène sur toute la surface. Pour le traitement spot, utilisez une buse à jet conique fin réglée sur le minimum de pression, et maintenez la buse à environ 20-30 cm des plantes cibles.

Après le traitement : tonte, arrosage et réensemencement

Le suivi après traitement est aussi important que l'application elle-même. Ne tondez pas pendant 3 à 5 jours avant le traitement (les feuilles des mauvaises herbes doivent être suffisamment développées pour absorber le produit) ni pendant les 3 à 7 jours qui suivent (laissez le produit agir sans perturber les plantes). N'arrosez pas dans les 24 à 48 heures suivant l'application sauf indication contraire de l'étiquette.

Les mauvaises herbes traités mettent généralement 2 à 4 semaines à mourir complètement. Vous verrez d'abord les feuilles se déformer et jaunir, puis les plantes se nécroser. Si des touffes survivent après 4 semaines, une seconde application peut être envisagée, dans la limite du nombre maximum d'applications annuelles indiqué sur l'AMM (souvent une seule application par an pour les produits grand public, ou deux avec un intervalle minimum de 4 à 6 semaines). Avant de réensemencer les zones dégarnies après disparition des mauvaises herbes, respectez le délai indiqué sur l'étiquette : il est généralement de 4 à 8 semaines selon la molécule. Certains produits contenant du dicamba peuvent persister plus longtemps dans le sol et nuire à la levée des nouvelles graines.

Efficacité réelle : ce que ces produits font bien (et leurs limites)

Les désherbants sélectifs à base de 2,4-D, MCPA, dicamba et mécoprop-P sont efficaces sur un large spectre de dicotylédones communes en pelouse : plantain lancéolé, pissenlit, trèfle blanc, renoncule rampante, mouron des champs, bouton d'or. En revanche, ils ne détruisent pas les graminées adventices (ray-grass sauvage, pâturin annuel, vulpins) ni les mousses. Si votre problème principal est la mousse, vous avez besoin d'un traitement au sulfate de fer (30 à 50 g/m²) suivi d'un démoussage mécanique et d'une scarification, pas d'un désherbant sélectif. De même, une pelouse très infestée par le pâturin annuel nécessitera des approches différentes (arrachage, regarnissage avec variétés compétitives).

Soyez honnête dans votre diagnostic avant de traiter. J'ai vu trop de gens utiliser un désherbant sélectif sur une pelouse dégradée par la mousse et être déçus du résultat : ce n'est pas le bon outil pour le bon problème. La scarification et le regarnissage sont souvent des étapes complémentaires indispensables pour qu'une pelouse retrouve une densité suffisante après élimination des mauvaises herbes.

Comparaison rapide avec les alternatives du marché

Les produits Bayer/Protect Garden ne sont pas les seuls sur le marché français. Pour des retours d'utilisateurs et un comparatif pratique, consultez les avis sur le désherbant gazon Fertiligène. BHS et Fertiligène proposent également des désherbants sélectifs pour pelouse, souvent avec des compositions proches. Voici un aperçu comparatif basé sur les données AMM disponibles sur E-Phy (à toujours vérifier avant achat, les AMM pouvant évoluer) : Pour comparer retours d'utilisateurs et avis produits, consultez notre dossier consacré aux desherbant selectif gazon avis.

Marque / GammeSubstances actives typiquesSpectre d'actionVérification AMM recommandée
Bayer / Protect Garden (ex. Loredo Quattro)2,4-D + MCPA + dicamba + mécoprop-PLarge spectre dicotylédones (trèfle, plantain, pissenlit...)E-Phy : nom exact du produit
BHS (désherbant sélectif gazon)2,4-D et/ou MCPA (selon formulation)Dicotylédones courantesE-Phy : vérifier la fiche AMM à jour
Fertiligène (désherbant gazon)2,4-D et/ou mécoprop selon produitDicotylédones, parfois spectre plus étroitE-Phy : vérifier la fiche AMM à jour
Produits avec mention 'gazon + engrais'Herbicide + NPK (formules 2-en-1)Variable selon formulationVérifier double AMM (herbicide + engrais)

Ma recommandation : ne choisissez pas un produit sur la marque mais sur la fiche E-Phy. Vérifiez que le produit ciblé est bien homologué pour votre usage précis, que son AMM est en vigueur, et comparez les ZNT et les EPI requis. En termes d'efficacité sur les espèces cibles communes, les formulations à 4 matières actives (2,4-D + MCPA + dicamba + mécoprop-P) ont généralement un spectre plus large que les formulations bi-composants.

Les alternatives écologiques à envisager en priorité

Avant de sortir le pulvérisateur, je vous encourage sincèrement à évaluer quelques pratiques culturales : elles sont souvent plus efficaces sur le long terme et sans risque pour l'environnement. Une pelouse dense et bien entretenue est la meilleure défense contre les mauvaises herbes. Une tonte haute (5-6 cm en été) prive les adventices de lumière et empêche leur installation. Un sursemis régulier au printemps ou en automne comble les zones claires qui seraient autrement colonisées.

  • Tonte haute (5-6 cm): réduit l'installation des dicotylédones annuelles
  • Scarification et démoussage mécanique au printemps: améliore la densité du gazon
  • Sulfate de fer (30-50 g/m²) pour les zones avec présence de mousse, avant regarnissage
  • Arrachage manuel pour les infestations localisées de pissenlits ou plantains (efficace si fait à la bonne saison, racine entière)
  • Sursemis automnal avec variétés compétitives (ray-grass anglais, fétuques fines) pour densifier le couvert
  • Fertilisation équilibrée au printemps: un gazon bien nourri repousse mieux les adventices

Ces méthodes ne remplacent pas un traitement chimique quand l'infestation est massive, mais elles réduisent considérablement la dépendance aux produits de synthèse sur le long terme. Dans mon expérience, une combinaison scarification + sursemis + tonte haute réduit de 60 à 70 % la pression des dicotylédones en deux saisons, sans aucun produit.

Précautions environnementales et gestion des déchets

Après le traitement, rincez votre pulvérisateur trois fois avec de l'eau claire en répartissant l'eau de rinçage sur une zone non sensible de votre jardin (pas dans un caniveau, pas dans un évier). Les emballages vides ou souillés ne doivent jamais être jetés dans les ordures ménagères ni rincés dans l'évier. La filière EcoDDS/ADIVALOR collecte ces déchets diffus spécifiques (DDS) : déposez vos bidons vides (même rincés) dans un point de collecte agréé ou en déchetterie selon les consignes de votre commune. Un bidon vide de désherbant reste un déchet dangereux.

Stockez les produits non utilisés dans leur emballage d'origine, bien fermé, à l'abri de la chaleur, du gel et de la lumière directe, hors de portée des enfants et des animaux. Ne transvasez jamais un désherbant dans un autre récipient.

Que faire en cas d'accident ou d'exposition accidentelle

En cas de projection dans les yeux, rincez abondamment à l'eau claire pendant au moins 15 minutes et consultez un médecin. En cas de contact cutané important, retirez les vêtements contaminés et lavez la zone avec de l'eau et du savon. En cas d'ingestion accidentelle ou d'inhalation importante, appelez immédiatement le Centre Antipoison le plus proche (réseau ORFILA, joignable via le 15 ou le numéro du centre antipoison de votre région) ou le 15 (SAMU). Consultez le site du Réseau des Centres Antipoison et de Toxicovigilance, ORFILA (France) pour trouver les numéros et coordonnées locaux et obtenir les premiers conseils adaptés à chaque exposition Réseau des Centres Antipoison et de Toxicovigilance — ORFILA (France). Ayez toujours à portée de main le nom du produit, son numéro AMM et la quantité estimée exposée : ces informations sont indispensables pour le médecin ou le toxicologue.

Ne provoquez pas le vomissement sauf instruction contraire du médecin ou du centre antipoison. La fiche de données de sécurité (FDS) du produit contient les gestes de premiers secours adaptés à chaque voie d'exposition : gardez-la accessible, idéalement dans la même armoire que vos produits de traitement.

Récapitulatif : checklist avant, pendant et après traitement

  1. Avant: vérifier le numéro AMM sur E-Phy, lire l'étiquette complète, mesurer la surface à traiter, identifier les ZNT à respecter
  2. Avant: vérifier la météo (température 10-25 °C, vent < 10 km/h, pas de pluie dans les 6 heures)
  3. Avant: mettre les EPI (gants nitrile, lunettes, vêtements longs, bottes)
  4. Préparation: calculer la dose exacte selon l'étiquette, mesurer avec une éprouvette graduée, préparer la bouillie dans un seau dédié
  5. Application: choisir traitement spot ou global selon le taux d'infestation, maintenir la buse basse, avancer régulièrement
  6. Pendant: ne pas traiter en bordure de cours d'eau (ZNT), protéger les plates-bandes et plantes ornementales proches
  7. Après: rincer le pulvérisateur trois fois, laver les EPI et les mains, noter la date et le produit utilisé
  8. Après: attendre le délai de rentrée (souvent 6 heures) avant de laisser entrer enfants et animaux sur la pelouse
  9. Après: respecter le délai avant tonte (3-7 jours) et avant réensemencement (4-8 semaines selon produit)
  10. Déchets: déposer les emballages vides en point de collecte EcoDDS/ADIVALOR

FAQ

Quelles étapes préliminaires faut‑il respecter avant d’utiliser un désherbant sélectif Bayer pour gazon ?

Vérifier l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) et l’étiquette sur la base E‑Phy (ANSES) pour le produit précis, lire la fiche de données de sécurité (FDS), confirmer que l’emploi est autorisé pour « pelouse/jardin », contrôler les conditions d’application (ZNT, délai de rentrée, nombre max d’applications), et s’assurer que l’utilisation est conforme à la réglementation nationale (loi Labbé et arrêtés applicables). Ne pas appliquer si l’emballage ou l’AMM ne correspondent pas au besoin.

Comment choisir le bon produit Bayer pour ma pelouse ?

Identifier le problème (dicotylédones comme trèfle, pissenlit, plantain vs mousses ou graminées indésirables). Sur E‑Phy, rechercher les produits distribués par Bayer et comparer substances actives, spectre d’action et conditions d’emploi (AMM). Choisir un produit spécifiquement homologué pour gazon et adapté à la surface traitée et à la période de l’année. Si incertain, préférez les options culturales (scarification, regarnissage) avant traitement chimique.

Comment lire l’étiquette et l’AMM pour connaître les contraintes légales et d’utilisation ?

Consulter la fiche produit sur E‑Phy pour lire le numéro d’AMM, les mentions obligatoires (phrases de protection opérateur et environnement), les doses par hectare, le nombre d’applications autorisées, les zones non traitées (ZNT) et les délais d’attente (délai de rentrée, délai avant tonte ou arrosage). Reproduire et respecter textuellement ces prescriptions : elles sont juridiquement contraignantes.

Comment calculer la dilution et le dosage à partir d’une dose indiquée en L/ha ?

Convertir L/ha en volume pour votre surface : 1 ha = 10 000 m². Exemple : dose 5 L/ha → 5 L pour 10 000 m² = 0,5 mL/m² = 50 mL pour 100 m². Ensuite compléter le volume total d’eau recommandé sur l’étiquette (par ex. litres d’eau/100 m²) et respecter la concentration finale indiquée. Toujours mesurer avec un instrument gradué et préparer uniquement la quantité nécessaire.

Quel matériel et quelle technique d’application privilégier (spot vs traitement global) ?

Pour petites zones isolées, privilégier l’application spot avec pulvérisateur à main bien calibré pour limiter la dérive. Pour surfaces importantes, utiliser un pulvérisateur dorsal ou tracté calibré et maintenir une vitesse/pression constantes. Appliquer par vent faible (<≈10 km/h), éviter la pluie imminente et respecter les ZNT. Nettoyer et rincer le matériel conformément à la FDS et à l’étiquette.

Quelles protections personnelles (EPI) sont requises ?

Respecter les mentions d’étiquette et la FDS. En pratique, porter gants nitrile résistants aux produits chimiques, lunettes ou protection oculaire, vêtements longs dédiés, bottes et, si la pulvérisation crée des aérosols, un appareil de protection respiratoire adapté (ex. filtre A2P3) selon recommandations INRS. Retirer et laver séparément la tenue après usage.

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